Foire aux questionS

 

  • Différence entre les différents métiers « psy » : psychiatre, psychologue, psychomotricien, psychanalyste, psychothérapeute et psychopraticien

Les différents « psys » ont des formations et des compétences très différentes, il est donc nécessaire de pouvoir les distinguer afin de pouvoir les choisir de manière adéquate.

-        Le psychiatre est un médecin ayant suivi une formation médicale d’au moins douze années. Il est habilité à poser un diagnostic sur un trouble psychique, prescrire des médicaments et mener des psychothérapies. Il est astreint à un code de déontologie dont l’application est garantie par un Conseil de l’Ordre.

-        Le psychologue est détenteur d’un diplôme universitaire de niveau master 2 (Bac +5) en psychologie clinique et a réalisé au moins 500 heures de formation pratique dans une institution de santé. Il est habilité à faire passer des questionnaires, un bilan psychologique et à mener des psychothérapies. Il est également astreint à un code de déontologie mais n’a pas de Conseil de l’Ordre.

-     Le psychomotricien est un professionnel du paramédical ayant suivi une formation universitaire de trois ans. Il intervient sur prescription médicale et réalise des bilans psychomoteurs et des prises en charge mettant en lien le psychique et le corps.

-         Le psychanalyste peut être psychiatre, psychologue ou pas. En général, il a suivi une longue analyste personnelle. Sa formation est codifiée par les Sociétés de Psychanalyse. Il peut être d’orientation théorique très diverse : freudienne, jungienne, lacanienne, etc.

-         Le psychothérapeute : Par décret du 07 mai 2012, seuls les psychiatres, médecins, psychologues, les détenteurs d’un master en psychanalyse et les professionnels en psychothérapie ayant bénéficié de la clause de grand-père peuvent faire usage du titre de psychothérapeute de plein droit.

-     Le psychopraticien est un professionnel ayant suivi une spécialisation psychothérapeutique spécifique dans une école privée ( systémie, hypnose, psychothérapie rogérienne, etc ) pendant plusieurs années mais ne disposant pas du titre de psychiatre, médecin ou psychologue.C.

     

  • Comment choisir son « psy » ?

Le choix de son « psy » est une question cruciale car de ses qualités professionnelles et de l’adéquation de ses compétences à votre problématique dépendra la réussite de votre thérapie. Il est donc primordial de bien choisir son « psy » au départ, en fonction de sa capacité à vous aider au moment de vos difficultés.

     

  • Différence entre un psychothérapeute et un coach (ou accompagnant)

Le coach est un professionnel formé dans des écoles privées et qui intervient pour améliorer les performances d’une personne dans un domaine spécifique. Le titre de coach n’est protégé par aucun décret et il n’existe pas de profil type. Le coach, par l'écoute et la reformulation, le diagnostic de la situation et la recherche d'options, aide son client dans une période donnée et dans un cadre fixé, à franchir différentes étapes afin d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé, dans la sphère privée ou professionnelle. Le coaching vise l'accompagnement d'une personne dans la mobilisation de ses ressources, la recherche et la mise en application de ses solutions propres, et le développement de son autonomie.

 

  • En quoi consiste une psychothérapie ?

La psychothérapie est un travail d’introspection, de recherche de solutions vers un mieux-être, accompagné par un professionnel de l’écoute lors d’une difficulté personnelle, relationnelle, familiale ou professionnelle, de bouleversements importants entraînant une perte de repère dans sa vie.

Le psychothérapeute par son écoute et le recours à des outils thérapeutiques correspondant à la difficulté exprimée va aider le client à comprendre, repérer des modes de fonctionnement psychique et relationnel qui entravent son évolution personnelle et sociale en amenant progressivement à des prises de conscience et en trouvant des fonctionnements plus justes et mieux adaptés à ses besoins et désirs.

La thérapie s’élabore à travers l’échange entre le thérapeute et le client. Le psychologue n’apporte pas des réponses toutes faites aux problèmes posés par le client, mais plutôt des éclairages au travers d’une élaboration commune à partir de l’implication et la participation de chacun au processus thérapeutique.

     

  • Le psychologue parle peu ?

L’image d’Epinal répandue du psychologue est celui d’un professionnel parlant peu lors des séances de thérapie, acquiesçant ou hochant de la tête. En réalité, cette image du psychologue est souvent confondue avec la méthode des associations libres employée dans les cures psychanalytiques traditionnelles où effectivement, le psychanalyste intervient peu pour faciliter le jeu des associations mentales de l’analysant.

Aujourd’hui, grâce à des méthodes thérapeutiques novatrices, le psychologue tend davantage à intervenir par la parole ou par mobilisation corporelle pour accompagner son client. Par exemple, dans la thérapie cognitivo-comportementale, EMDR ou certaines thérapies psychocorporelles, la relation thérapeutique repose davantage sur la collaboration entre thérapeute et patient positionné aussi comme expert de son trouble ou de sa difficulté.

 

  • Peut-on cesser la psychothérapie et reprendre par la suite ?

La psychothérapie peut correspondre à une demande ponctuelle ; il est donc tout à fait possible d’arrêter une fois le problème traité et reprendre par la suite si une nouvelle difficulté nécessite de poursuivre le travail entrepris ou de travailler d’autres aspects qui n’émergeaient pas lors de la première prise en charge. L’individu évolue selon des cycles, il est donc normal de souhaiter faire une psychothérapie à des moments différents de sa vie sans forcément qu’il y ait un suivi continu et linéaire.